Avis Technique 19/03-51
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Procédé de traitement des eaux chaudes sanitaires Par
addition de produits |
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Erpassil |
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Titulaire : NALCO FRANCE 5, rue Rosa Bonheur BP 39 59441 Wasquehal |
(arrêté du 2 décembre
1969)
Groupe
Spécialisé n°19
Traitement des eaux
Vu pour enregistrement le 29 juin 2004
Techniques, a examiné le 16 décembre
2003, le procédé de traitement des eaux ERPASSIL fabriqué par la
Société NALCO FRANCE. Il a formulé sur ce
procédé l’Avis technique ci-après qui annule et remplace l’Avis Technique
19/98-28
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1.Définition succincte |
2.
AVIS |
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1.1Description
succincte Procédé de traitement des eaux chaudes
sanitaires par addition du produit dénommé SILAZUR 100 à une dose maximale de
95 ml/m3 . Ce produit est
une solution aqueuse à base de polyphosphates et de silicates de sodium,
injectée à l’aide d’un groupe de dosage proportionnel. Le produit SILAZUR 100
peut être utilisé pur ou dilué. Les caractéristiques du produit sont les suivantes :
1.2 Identification du procédé et de ses
composants Les prescriptions du marquage des
étiquettes des récipients de conditionnement sont définies dans le Cahier des
Prescriptions Techniques Communes. Les mentions sont indélébiles. Les prescriptions du marquage du poste de traitement définies dans le Cahier des Prescriptions Techniques Communes, sont : -
la raison sociale de
la société applicatrice de l’Avis Technique -
La mention « Le
produit SILAZUR 100 entre dans la mise en œuvre du procédé ERPASSIL faisan
l’objet d’un Avis Technique formulé par le Groupe Spécialisé n°19
(consultable sur le site Internet www.cstb.fr) » -
La date de mise en
service et le mode du traitement -
Le marquage indiqué
dans le Règlement Technique de la certification CSTBat Service Procédés de
Traitement des Eaux : (Nom
du titulaire du certificat) (Numéro
du site)
TRAITEMENT
DES EAUX CHAUDES SANITAIRES Le
marquage est indélébile |
2.1
Domaine d’application Les prescriptions du domaine
d’application sont définies dans le Cahier des Prescriptions Techniques
Communes. 2.2 Appréciation sur le procédé 2.2.1 Aptitude à l’emploi L’eau traitée par le procédé permet la
protection des installations contre la corrosion et l’entartrage, dans le
respect de la réglementation sanitaire en vigueur. 2.2.2 Durabilité L’efficacité du procédé dépend des
conditions de la mise en oeuvre, de l’exploitation et du suivi technique. Les
prescriptions décrites aux paragraphes 2.3 Cahier des Prescriptions
Techniques et dans le Dossier Technique doivent être respectées. Les rapports de visite d’un
échantillonnage d’installations où ce procédé est appliqué permettent de
préjuger de son efficacité. 2.2.3 Fabrication et contrôle Le contrôle des matires premières (certificats d’analyses des fournisseurs), les précautions prises pour l’élaboration des produits, le contrôle des produits exercé par le fabricant et vérifié par le CSTB, permettent d’être assuré de la constante de la constitution et de la composition du produit et du maintien des conditions d’hygiène de fabrication. Le lieu de fabrication est tenu confidentiel. 2.2.4 Mise en oeuvre Les prescriptions particulières de
montage du matériel du poste de traitement et la mise en service sont
satisfaisantes. L’état de fonctionnement du pré traitement éventuel et du
système d’injection relève de la responsabilité de l’applicateur de l’Avis
technique. 2.3 Cahier des Prescriptions Techniques 2.3.1 Suivi technique Les installations où est mis en oeuvre
le procédé, font l’objet d’un suivi technique. La périodicité de l’appréciation de l’état interne des canalisations de la distribution, précisée dans l’Avis Technique peut être réduite à deux vérifications annuelles. Les résultats de ces analyses,
observations et réglages, seront consignés sur un document (fiche de suivi)
prévu à cet effet et dont un exemplaire sera conservé dans le dossier de
l’installation, au siège de la société applicatrice. 2.3.2 Vérification du contrôle de fabrication
du produit Le contrôle de fabrication exercé par
le fabricant sera vérifié par le CSTB à raison d’une visite par an. |
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Pour
le Groupe Spécialisé n°19
Le Président
Marc POTIN |
________________________________________ 3. Remarques complémentaires du Groupe Spécialisé3.1 Dispositions réglementaires L’ensemble de la réglementation sanitaire en vigueur doit être respecté. Le Groupe Spécialisé rappelle que
l’application du procédé est concernée par : ·
Le code de la santé
publique, - la teneur en
phosphates totaux de l’eau traitée, exprimée en P2O5,
doit être inférieure à 5 mg/L, -
l’augmentation de la teneur en silicates de l’eau traitée, exprimée en SiO2,
doit être inférieure à 10 mg/L. ·
L’arrêté du 23 juin
1978 limitant la température de l’eau chaude sanitaire à 60°C au point de
puisage, Le Groupe Spécialisé rappelle que le
produit employé est concerné par : ·
La circulaire du 28
mars 2000 relative aux produits et procédés de traitement des eaux destinées
à la consommation humaine. ·
La circulaire du 7
mai 1990 relative aux produits et procédés de traitement des eaux destinées à
la consommation humaine. Le Rapporteur du Groupe
Spécialisé n°19
François
DERRIEN |
Dossier
Technique
établi par le
demandeur
A.
Description
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clos et l’ouverture n’est possible que
par rupture du dispositif d’inviolabilité. 3.5
Production Les matériaux utilisés pour la
fabrication du produit sont des équipements inertes vis à vis des produits
SILAZUR 100. |
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1 Définition du procédé |
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Le procédé de traitement ERPASSIL
consiste à ajouter, proportionnellement au volume d’eau à traiter, une
quantité définie d’un produit dénommé SILAZUR 100, à une dose maximale de 95
ml/m3. |
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4.
Objectifs du procédé |
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2.
Domaine d’application |
4.1
Principe du procédé Le principe du procédé de traitement
des eaux chaudes sanitaires consiste à protéger les installations en
injectant le produit de traitement contenant des silicates et des
polyphosphates. 4.2
Action du procédé La protection comprend la lutte contre
la corrosion et contre l’entartrage avec la synergie des silicates et des
polyphosphates. L’injection du produit est effectuée avec une pompe doseuse. 4.3 Suivi de l’efficacité Le suivi indique de manière
significative l’action du procédé. Diverses interventions et prélèvements
sont effectués et sont indiqués ci-après. Le résultat des analyses indique, selon
les teneurs maximales admissibles, si une addition de produit est nécessaire.
Toutes les interventions sont consignées sur une fiche. |
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2.1
Domaine d’emploi Les prescriptions sont définies dans le
Cahier des Prescriptions Techniques Communes. Le procédé
ERPASSIL est destiné à la lutte anti-corrosion avec un effet secondaire
anti-tartre des appareils de production et des réseaux de distribution d’eau
chaude sanitaire. Le réseau
bouclé ne doit pas comporter de canalisations métalliques de compositions
différentes. Toutefois, l’échangeur et les vannes peuvent être constitués
d’un autre matériau. Le suivi technique permet de respecter
les limitations prévues pour la teneur en phosphates exprimés en P2O5
( 5 mg/l maxi) et l’augmentation de la teneur en silicates exprimés en SiO2
(10 mg/l maxi). Le procédé est compatible avec la
présence de chlore libre jusqu’à une teneur de 2 mg/L. Le procédé ERPASSIL n’est utilisé que
pour traiter les installations dont les eaux sont dans le domaine
d’application. La dureté carbonatée est la plus petite des valeurs TH ou TAC. Eventuellement, un pré traitement est
nécessaire pour satisfaire à ces conditions. 2.2
Compatibilité avec les autres traitements Le procédé ERPASSIL peut être utilisé
en association avec les traitements suivants : -
Filtration, -
Neutralisation, -
Déferrisation, -
Adoucissement par
permutation sodique avec dispositif de mélange délivrant de l’eau dans le
domaine d’application du procédé et conforme à la réglementation sanitaire en
vigueur. -
Désinfections
curatives ponctuelles des réseaux et réservoirs. Cette liste n’est pas limitative et
chaque cas particulier est analysé lors de l’étude préalable. 3.
Produit employé 3.1
Caractéristiques physico- chimiques Le produit SILAZUR 100 est une solution à base de polyphosphates
et de silicates de sodium dont les caractéristiques sont les suivantes :
3.2
Dilution Le produit SILAZUR 100 peut être utilisé pur ou dilué. 3.3
Délai de conservation Les produits peuvent être utilisés au
plus un an après la date de fabrication.
Le produit SILAZUR 100 est conditionné
dans des récipients en matériau de synthèse de qualité alimentaire quant à
leur matériau. Ils sont hermétiquement |
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5.
Appréciation de l’aptitude à l’emploi, de la mise en oeuvre et du suivi |
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5.1
Contrôle de fabrication du produit Les prescriptions du marquage des
étiquettes des récipients de conditionnement sont définies dans le Cahier
des Prescriptions Techniques Communes. Les contrôles sont effectués sur chaque lot fabriqué en usine et portent sur la conformité, aux caractéristiques physico-chimiques suivantes : -
Silicates exprimés
en g/l de SiO2, -
Phosphates totaux
exprimés en g/l de P2O5, -
Masse volumique à
20°C en g/cm3, -
pH dilué à 1 % en
volume Le produit est fabriqué sous la
responsabilité de la société NALCO FRANCE. Les matières premières utilisées
pour la fabrication des produits SILAZUR 100 sont de qualité alimentaire. Les contrôles sont effectués sur chaque
lot fabriqué en usine et portent sur la conformité des produits avec les
spécifications prévues. Les résultats sont consignés sur un registre. Les matériaux de construction des
différents équipements nécessaires à la fabrication sont inertes vis à vis du
produit SILAZUR 100. 5.2
Satisfaction aux lois et règlements en vigueur Tous les produits employés satisfont le
règlement en vigueur. 5.3
Mise en oeuvre du procédé Les schémas de principe sont définis
dans le Cahier des Prescriptions Techniques Communes. Les points indispensables à la bonne
mise en oeuvre et au suivi technique d’un procédé de traitement d’eau d’un
circuit collectif de production et de distribution d’eau chaude sanitaire
sont précisés dans le Cahier des Prescriptions Techniques Communes. Préalablement à l’application du procédé, une analyse de l’installation est effectuée afin de vérifier que celle-ci est dans le domaine d’application du procédé. L’injection est effectuée par
l’intermédiaire d’un T comportant un clapet anti-retour relié à la pompe
doseuse au moyen d’un tube souple. La dilution du produit s’effectue dans un
bac en matériau de synthèse de qualité alimentaire, muni d’un couvercle. |
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5.31 Emplacement et marquage du poste
de traitement Les
prescriptions sont définies dans le Cahier des Prescriptions Techniques
Communes. Une étiquette
est apposée sur le poste de traitement de manière visible. 5.32 Comptage de l’eau Les
prescriptions sont définies dans le Cahier des Prescriptions Techniques
Communes. Le calibre du
compteur est choisi aussi faible que possible afin d’obtenir une bonne
sensibilité dans la plage de débit de fonctionnement envisagé, et d’éviter
les absences d’impulsions lors de faible soutirage d’eau chaude sanitaire. 5.33 Système d’injection Les
prescriptions sont définies dans le Cahier des Prescriptions Techniques
Communes. 5.34 Clapet anti-retour Un clapet
anti-retour est installé en amont du compteur émetteur d’impulsions et en
amont du pré traitement éventuel. 5.35 Robinets de prélèvement d’eau Les
prescriptions sont définies dans le Cahier des Prescriptions Techniques
Communes 5.36 Robinets de chasse Les robinets
de chasse nécessaires sont placés : -
sur le retour de
boucle, -
en partie inférieure
des ballons de stockage d’eau chaude dans le cas d’une production par
accumulation 5.37 Température de l’eau Les
prescriptions sont définies dans le Cahier des Prescriptions Techniques
Communes. -
l’un sur le départ
eau chaude sanitaire, -
l’autre sur le
retour eau chaude sanitaire 5.38 Réception Préalablement
au démarrage de toute nouvelle application, une étude complète de
l’installation par un technicien de la société applicatrice est réalisée et
comporte : a)
les analyses de
l’eau prévues au DTU 60.1 et ses additifs pour déterminer si le réseau doit
être traité et si la qualité de l’eau se situe dans les limites prévues, b)
une étude des
réseaux pour vérifier leur conformité avec le DTU 60.1 et ses additifs. 5.39 Réglage du poste de traitement Lorsque l’installation du poste
d’injection est terminée, la mise en route du traitement est effectuée par un
technicien de la société applicatrice. Le technicien
procède alors à un réglage du poste de traitement pour obtenir une injection
maximale de 95 ml de produit SILAZUR 100 par mètre cube d’eau chaude
sanitaire consommée. 5.310 Mise en route et contrôles Visite
de contrôle Une visite de
contrôle est effectuée un mois après la mise en service, pour : . Relever les
index des compteurs et la consommation de produit . Calculer la
dose moyenne de traitement en faisant le rapport entre la quantité de produit
consommé dans le bac en ml et la consommation d’eau en m3 d’après le relevé
du compteur : . S’assurer
que la quantité de SILAZUR 100 en stock peut couvrir quatre mois de
consommation . Effectuer
les analyses de l’eau brute, des eaux départ et retour de boucle, pour les
caractéristiques suivantes : -
phosphates totaux
après hydrolyse exprimés en mg/l de P205 -
silicates exprimés
en mg/l de SiO2 |
-
fer total -
dureté carbonatée
(TH et TAC) Ces résultats
sont consignés sur une fiche de relevés prévue à cet effet dont un exemplaire
est conservé dans le dossier de l’installation. 5.4 Suivi technique du procédé Les
prescriptions sont définies dans le Cahier des Prescriptions Techniques
Communes. La périodicité
de l’appréciation de l’état interne des canalisations de la distribution peut
être réduite à deux vérifications annuelles de fonctionnement du procédé sur
une installation donnée. -
démontage et
observation des tubes témoins s’ils existent Dans le cas d’une chloration, une
analyse de la teneur en chlore libre en départ et retour de boucle doit être
faite. Ces résultats et les observations sont
notés sur la fiche de suivi prévue à cet effet. |
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6.
Dispositions particulières |
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6.1
Compteur d’eau La mise en place du compteur est
effectuée conformément à sa notice technique. Dans le cas d’une production d’eau
chaude par échangeur instantané, une capacité de dilution est montée sur la
canalisation départ eau chaude. Cette capacité possède un volume au moins
égal à trois fois le volume d’eau débité entre deux injections successives.
Dans le cas d’injections rapprochées, la canalisation peut servir de capacité
de dilution. 6.3
Système d’injection Dans le cas d’un échangeur instantané,
l’implantation du point d’injection peut se situer en dehors des points
ci-avant cités et est fonction de la configuration de l’installation. 6.4
Tubes témoins supplémentaires Indépendamment des tubes témoins prévus
dans le DTU 60.1 additif 4, un tube témoin supplémentaire avec dérivation est
éventuellement placé sur le départ eau chaude en aval de l’appareil de
production et le plus près possible de cet appareil mais après le point
d’injection éventuel. Il est installé conformément aux
spécifications du DTU60.1 additif 4. |
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7.
Commercialisation |
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Les produits de conditionnement
fabriqués par la Société NALCO FRANCE ainsi que sa gamme de matériel de
traitement d’eau, sont commercialisés auprès des sociétés de maintenance,
installateurs et industriels. B. Résultats expérimentaux Afin de vérifier l’efficacité du
procédé, des installations réelles, choisies par mi les références fournies
par le demandeur, sont contrôlées conformément au Guide technique spécialisé.
Les vérifications portent principalement sur : ·
Le relevé du
réseau : - la nature
des matériaux, - la
conformité au DTU 60.1 et ses additifs, - l’historique L’examen de l’état interne des
canalisations ·
Les analyses : -de l’eau
brute, - de l’eau
adoucie (éventuellement), - de l’eau
traitée, Le respect du règlement sanitaire en
vigueur C. Références Les références des installations
traitées par le procédé ont été transmises et déposées confidentiellement au
CSTB. Le procédé est appliqué sur des installations de production et de
distribution d’immeubles collectifs, de centres hospitaliers, d’hôtels et
d’établissements divers. |