Quelques notions de
traitement d’eau par Exeau
I ) Terminologie :
Définition des différentes
appellations ou abréviations usuellement employées
TH : Titre hydrotimètrique ou
Dureté.
Teneur en calcium et magnésium en solution dans
l'eau.
TA : Titre alcalimètrique.
Teneur en hydroxyde ( OH- ), et en carbonate (
CO32- ) en solution dans l'eau.
Remarque : si le pH de l'eau est
inférieur à 8,35 , le TA sera toujours égal à
0.
TAC : Titre alcalimètrique
complet.
Teneur en hydroxyde ( OH- ), en carbonate ( CO32-
), et en hydrogénocarbonate
( HCO3- ) en solution dans l'eau.
Ces différents titres
définissent le caractère plus ou moins entartrant d'une
eau.
L'unité de mesure employée
pour l'expression de ces titres, est le degré
français ou °f.
Degré français : unité de mesure
symbolisant une concentration dans l'eau, c'est à dire une
quantité de matière dans un volume donné.
pH : Potentiel Hydrogène.
Echelle de mesure de l'acidité ou de la
basicité d'une eau
Cette échelle est graduée de 1 à 14,
1 représentant l'acidité maximum, 14 représentant
la basicité maximum, 7 étant le point de
neutralité.
Cette échelle est dite logarithmique, c'est
à dire que 6 est dix fois plus acide que 7, 5 est
cent
fois plus acide que 7, 4 est mille fois plus acide que 7…
Le pH n'a pas d'unité de mesure.
Résistivité de l'eau :
Caractéristique d'une eau à transmettre plus
ou moins un courant électrique d'un point à un autre.
Les électrons ne pouvant circuler dans l'eau, ce
sont les molécules en solution qui vont
acheminer le courant électrique, donc plus l'eau
sera riche en sels minéraux, plus le
courant pourra circuler librement, et moins la
résistivité sera élevée.
La résistivité se mesure
à 20 °C, et s'exprime en Ohm x cm.
Cl- : abréviation chimique pour
: Chlorures
SO42- : abréviation chimique pour
: Sulfates
SiO2 : abréviation chimique pour
: Silicates
P2O5 : abréviation chimique pour
: Polyphosphates
PO43- : abréviation chimique pour
: Orthophosphates
Fe2+ : abréviation chimique pour
: Fer
Cu2+ : abréviation chimique pour
: Cuivre
Ces
différents sels minéraux se mesurent en mg / litres
II ) Dispositifs
de traitement d'eau :
·
Filtre :
Dispositif permettant de retenir les particules solides en suspension
dans l'eau. L'efficacité de ce type de matériel est
donnée par la finesse de la maille de la surface filtrante,
donnée en microns, mais également par la vitesse de
passage de l'eau à travers la maille.
Ces filtres
permettront de préserver les équipements sensibles de
votre installation ( compteurs, robinets mitigeurs à tête
céramique...), et d'empêcher les dépôts de
sédiments sur les génératrices inférieures
des tubes horizontaux. ( Dépôt = Corrosion )
·
Adoucisseur : Dispositif permettant d'éliminer par échange
ionique la dureté d'une eau ( teneur en calcium et en
magnésium ), de façon à éviter les risques
d'entartrage d'un producteur de chaleur.
L'adoucissement a
lieu en faisant diffuser l'eau à travers une colonne de
résine dite cationique, permettant la fixation du calcium et du
magnésium par la résine, qui libère en
échange du sodium.
Lorsque la
résine a libéré tous son sodium, la résine
est dite épuisée ; l'adoucisseur n'est plus capable
à ce moment de continuer à fixer du calcium, il est alors
nécessaire de le faire régénérer.
La
régénération permet aux résines de se
recharger en sodium, après avoir libérées dans
l'eau allant à l'égout le calcium et le magnésium
qu'elles avaient retenues. Cette régénération est
effectuée par l'aspiration d'une solution saturée de
chlorure de sodium ou saumure, préparée dans le bac
à sel.
Les
différentes phases de la régénération sont
par ordre :
Détassage : Soulèvement à
contre courant du lit de résine.
Aspiration de saumure
Rinçage lent : Percolation à vitesse
lente de la saumure à travers le lit de résine.
Rinçage rapide :
Rinçage permettant d'éliminer vers l'égout le
restant de saumure, et l'eau chargée en calcium,
magnésium et chlorures.
Le volume de
résines d'un adoucisseur sera déterminé en
fonction de la dureté de l'eau à adoucir, du volume d'eau
à adoucir entre 2 régénérations, du
débit maximum souhaité.
Détermination
du cycle d'un adoucisseur : exemple
TH eau de ville : 25 °f
TH eau adoucie : 12 °f
D = 13 °f
Volume de résines : 100 litres
Pouvoir d'échange : 100 x 5,7 = 570 °f x m3
( 1 litre de résine possède un pouvoir
d'échange moyen de 5,7 °f x m3 )
cycle de notre adoucisseur : 570 /13 = 43,8 m3.
Remarque : L'eau sortant d'un
adoucisseur est systématiquement totalement adoucie à un
TH de 0 °f, il est donc nécessaire de mélanger cette
eau à l'eau de ville si l'on veut obtenir une dureté
supérieure à 0 °f selon le réseau que l'on
veut alimenter.
Dans ce cas on règle la
dureté à l'aide d'un bipasse appelé additionnel,
ou de revaccination, ou de mitigeage, ou encore de cépage.
·
Ensemble de dosage : Dispositif composé d'un compteur émetteur
d'impulsions, et d'une pompe doseuse électromagnétique,
permettant la mise en œuvre de procédé liquide
inhibiteur de corrosion, et/ou anti-tartre, ou dispersant,
proportionnellement à l'appoint d'eau, sans intervention
manuelle.
La
cylindrée de la pompe doseuse, la fréquence d'impulsions
du compteur seront choisies en fonction du dosage que l'on veut obtenir.
·
Vase d'introduction ou pot à déplacement : Dispositif permettant
l'introduction manuelle d'un réactif liquide inhibiteur de
corrosion dans un circuit fermé.
·
Filtre magnétique : Dispositif placé sur un
circuit fermé permettant de retenir sur une surface
aimantée les boues d'oxydes de fer en solution ou en suspension
dans l'eau.
L'efficacité
de ce dispositif sera fonction de la surface magnétique
développée, de la vitesse de passage du fluide au
voisinage de la surface magnétique, et de l'intensité du
champ magnétique.
Le filtre magnétique sera installé en
dérivation de la canalisation principale retour.
Il sera disposé sur ce
circuit filtre magnétique, un circulateur en amont du filtre
ainsi qu'un boisseau sphérique permettant d'isoler pour nettoyer
les barreaux magnétiques du filtre.
Il sera disposé sur ce
même circuit filtre magnétique en aval du filtre une vanne
de type TA de façon à réguler le débit du
circulateur, et d'en faire la mesure.
·
Coffret de déconcentration : Dispositif utilisé pour
les circuits aéroréfrigérants, permettant
l'ouverture temporisée d'une électrovanne ou d'un
boisseau sphérique motorisé, de façon à
réguler automatiquement le taux de concentration de l'eau.
III ) Incidents
et remèdes par type de circuit :
A) Circuit
Eau chaude sanitaire :
Incidents rencontrés :
·
Entartrage
du préparateur ECS.
·
Corrosion
des tubes réalisés en acier galvanisé.
Se traduisant par : - Phénomènes d'eau
colorée ( eaux rouges )
-
Perte de circulation sur les retours ECS ( colonnes bouchées )
- Percement des canalisations.
Remèdes :
Cas des circuits
réalisés en cuivre ou en matériaux composites :
·
Mise
en place d'un adoucisseur sur l'alimentation eau froide du
préparateur ECS, de manière à éviter
l'entartrage du préparateur ECS.
Conseil : dans le cas de circuits
bouclés réalisés en cuivre, il sera
nécessaire de veiller à la vitesse de circulation de
l'eau, le cuivre étant un matériau malléable,
très sensible aux phénomènes d'érosion,
conduisant au final au percement du tube par perte de matière.
La filtration de l'eau dans ce cas
de figure est vivement souhaitable, de façon à
éliminer toutes les particules solides en provenance de la
distribution urbaine, qui joueront le rôle d'agent abrasif.
Cas des circuits
réalisés en acier galvanisé et comportant un
bouclage :
Dans la plus part des cas la lutte contre
l'entartrage et les phénomènes de corrosion seront
obtenus par l'action du procédé filmogène.
Les procédés
filmogènes actuels sont en effet capable d'assurer ces 2 actions
simultanément.
Effet anti-tartre : action des polyphosphates.
Effet inhibiteur de corrosion : action des silicates.
Toutefois il subsiste certaines
réserves, et leur efficacité est soumise à
certaines conditions.
Conditions d'emploi : Celles ci sont décrites
dans l'avis technique du procédé employé, et
dépendent de la qualité du réactif employé.
·
Certains
procédés auront un effet anti-tartre suffisant pour des
eaux dont la dureté carbonatée pourra atteindre 35 °f.
( Par
dureté carbonatée, on entend la plus petite des deux
valeurs TH ou TAC ; TAC si TAC est inférieur à TH, TH si
TH est inférieur à TAC ).
·
La température de l'eau chaude sanitaire ne doit jamais dépasser 60 °C, condition
impérative au bon fonctionnement anti-tartre du
procédé filmogène.
Avec les productions d'eau chaude
sanitaire actuelles, échangeur instantané avec ballon
tampon et pompe de charge, vanne 3 voies primaire montée en
mélange, cette condition de température ne pose plus de
problème, puisque les 2 fluides travaillent à
débit constant.
Il n'est toutefois pas inutile de
faire remarquer que même dans ce cas de figure optimum, les
résultats obtenus peuvent être mitigés suivant le
dimensionnement de l'échangeur instantané.
A t'il été
dimensionné ( nombre de plaques ) pour un primaire à 90
°C, 80 °C ou 70 °C ?
Les meilleurs
résultats sont obtenus avec un primaire à 70 °C, les
températures de peau étant toujours inférieures
à 60 °C côté secondaire.
Réserves :
Dans le cas
d'échangeur instantané ou semi-instantané eau -
vapeur, il est impératif de faire procéder le traitement
filmogène par un adoucissement préalable de l'eau, la
température de peau sur la surface d'échange étant
largement supérieure à 60 °C.
Dans le cas de
ballons électriques, il est possible de ne pas avoir recours
à l'adoucissement préalable de l'eau, mais il convient
alors de respecter certaines précautions.
- Limitation de
la température de production à 60 °C.
- Mise en place d'une pompe
d'homogénéisation entre départ ECS et alimentation
eau
froide
du 1er ballon
- Utilisation si possible de
résistances électriques de faible capacité, 2
watts/cm2, au
lieu
des 8 watt/cm2 traditionnels.
- Mise en place d'un
réchauffeur sur retour ECS de grande capacité,
plutôt qu'un
réchauffeur
instantané.
Règles de l'art :
Les dispositions qui suivent, ne concernent
que les distributions d'eau chaude sanitaire réalisées en
acier galvanisé, comportant un bouclage, de manière
à les protéger contre les phénomènes de
corrosion.
Quand faut-il traiter l'eau ?
|
TH
°
|
TAC
°
|
Résistivité à
20°C
cm
|
Cl-
mg/l
|
SO42-
mg/l
|
SiO2
Mg/l
|
P2O5
mg/l
|
Fer
mg/l
|
|
Eau de ville
|
|
|
Inférieure
à 2200
ou
|
|
|
|
|
|
|
Eau de ville
|
< 8
|
< 8
|
Supérieure
à 4500
|
> 71
|
> 96
|
|
|
|
Relevé de conformité
Equipements à prévoir
sur l'alimentation eau froide du dispositif de réchauffage.
|
Tube témoin eau froide
à proximité et en aval du compteur
|
Additif
n° 4
D.T.U 60 – 1
|
|
Ou si un traitement de l'eau est
mis en œuvre
|
|
|
Tube témoin eau froide
à proximité et en aval des appareils de traitement de
l'eau
|
Additif
n°5
D.T.U
60 – 1
|
|
Equipement à prévoir
sur la distribution d'eau chaude.
|
|
|
Tube témoin retour ECS,
installé dans un plan horizontal,
(Partie droite + coude ) (
By-pass non exigé )
|
Additif
n° 4
D.T.U 60 – 1
|
|
Tube témoin départ
ECS, bypassable, installé dans un plan
horizontal, (partie droite + coude )
|
Avis
Technique
|
|
Vanne d'extraction et pot à
boues sur retour ECS, installés en amont des circulateurs.
|
Avis
Technique
|
|
Bouteille de dégazage avec
purgeur sur départ ECS
|
Additif
n° 4
D.T.U 60 – 1
|
|
Prise d'échantillons
départ ECS
|
Avis
Technique
|
|
Prise d'échantillons retour
ECS
|
Additif
n° 4
D.T.U 60 – 1
|
|
Les tubes d'acier galvanisé
ne doivent pas être parcourus par de l'eau à une
température supérieure à 60 ° C
|
Additif
n° 4
D.T.U 60 – 1
|
|
Thermomètre départ ECS
|
Avis
Technique
|
|
Thermomètre retour ECS
|
Avis
Technique
|
|
Aucun élément en
cuivre ne doit être placé en amont des tubes d'acier
galvanisé
|
Additif
n° 4
D.T.U 60 – 1
|
|
Purgeur automatique au point de
retour d'un circuit d'eau chaude raccordé sur une tuyauterie
d'eau froide
|
Additif
n° 4
D.T.U 60 – 1
|
|
Purgeur automatique aux points
où la pression de l'eau dans la tuyauterie en acier
galvanisé diminue de 3 bars et plus
|
Additif
n° 4
D.T.U 60 – 1
|
|
Purgeur automatique en partie haute
des colonnes montantes
|
Additif
n° 4
D.T.U 60 – 1
|
|
Vitesse de circulation de l'eau
dans la boucle
2,00 m/s pour les tuyauteries en sous-sol ou en vide
sanitaire
1,50 m/s pour les colonnes montantes
|
Additif
n° 5
D.T.U 60 – 1
|
Exigence de l'avis technique en ce
qui concerne les opérations de contrôle :
Contrôles à effectuer tous les 3 mois.
·
Vérification
des tubes témoins, contrôle ramené à une
fréquence semestrielle après une année de mise en
œuvre.
·
Relevé
des index compteurs et de la consommation de produit avec calcul de la
dose moyenne de traitement exprimée en ml/m3.
·
Analyses
de la teneur en phosphates totaux de l'eau chaude départ et
retour exprimée en mg/l de P2O5.
·
Analyses
de la teneur en silicates des eaux : eau de ville, eau chaude
départ, eau chaude retour, exprimée en mg/l de SiO2.
·
Dosage
du fer total.
·
Analyses
nécessaires au bon fonctionnement du pré traitement
éventuel. ( Adoucisseur ).
Ces analyses visent à mettre en évidence le
respect du décret modifié 89-3 du 3 janvier
1989, teneur en P2O5
inférieure à 5 mg/l ; ajout de SiO2 sur l'eau
traitée inférieure à
10 mg/l par rapport à la teneur de l'eau non
traitée.
Le décret 95-363 du 4 avril 1995 introduit la
notion de contrôle de ces paramètres en cas
de traitement complémentaire, et
l'arrêté ministériel de juillet 1996 qui en
découle précise
la fréquence minimum de ces contrôles, et les
fixent à un par semestre.
Valeurs d'analyses
idéales
A partir d'une eau de ville telle celle
distribuée à Paris
|
|
TH
°
|
TAC
°
|
Résistivité à
20°C
cm
|
Cl-
mg/l
|
SO42-
mg/l
|
SiO2
Mg/l
|
P2O5
mg/l
|
Fer
mg/l
|
|
Eau de ville
|
25
|
20
|
|
|
|
8
|
0
|
0
|
|
ECS départ
|
25
|
20
|
|
|
|
17
|
4
|
< 0,1
|
|
ECS retour
|
25
|
20
|
|
|
|
17
|
4
|
<0,1
|
En conclusion, la stricte application des avis techniques en
matières de contrôle vous assure du parfait respect de la qualité de l'eau chaude sanitaire en tant qu'eau
de consommation humaine au sens des différents décrets,
et vous assure de la pérennité de la
distribution d'eau chaude sanitaire réalisée en acier
galvanisé, et comportant un bouclage.
Cas des
circuits réalisés en acier galvanisé et ne
comportant pas de bouclage :
Ces circuits ne
comportent qu'un départ ECS, muni d'un cordon traçant
électrique.
Ces circuits ne peuvent être
protégés efficacement contre les phénomènes
de corrosion, car pour agir, un traitement filmogène doit
bénéficier d'une circulation permanente de l'eau.
Il est donc impératif de choisir un
autre matériau que l'acier dans ce cas de figure, cuivre ou
matériaux composites.
B) Circuit
Chauffage :
Incidents rencontrés :
·
Entartrage
des chaudières.
·
Corrosion
lente des tubes réalisés en acier, des radiateurs, avec
formation de boues d'oxyde de fer se déposant en points bas ou
en tout lieu où la circulation de l'eau est ralentie.
Remèdes :
·
Contre
le dépôt de carbonate de calcium :
Adoucissement de
l'eau du circuit de chauffage, celui ci pourra être
effectué soit par la mise en place d'un adoucisseur sur
l'appoint d'eau, soit chimiquement à l'aide de complexant du
calcium stable à température élevée.
·
Contre
les phénomènes de corrosion : (
voie classique )
Mise en œuvre d'un
réducteur d'oxygène à base de sulfites.
( Elimination de l'oxygène
dissous naturellement dans l'eau, moteur des réactions de
corrosion ).
Mise en
œuvre d'un réactif alcalinisant de façon à
faire augmenter la valeur du pH.
( 9,5 – 10 : zone de
passivation naturelle du fer )
Mise en
œuvre d'un phosphatant, jouant le rôle de passivant des
surfaces métalliques, de dispersant vis à vis des
différents sels de calcium, de tampon pH.
Mise en
œuvre d'un dispersant des boues d'oxydes de fer.
( nettoyage lent du circuit de chauffage ou
désembouage )
Mise en
œuvre d'un réactif inhibiteur de corrosion avec effet
filmant.
( Les silicates agissent pour la
protection des tubes réalisés en acier noir, comme pour
la protection des tubes réalisés en acier
galvanisé ).
Mise en
œuvre d'un réactif inhibiteur de corrosion
spécifique au cuivre.
Toutes ces actions sont obtenues par la mise en œuvre
d'un ou de plusieurs produits de traitement d'eau regroupant tous ces
effets désirés.
Valeurs d'analyses idéales :
A partir d'une eau de ville telle celle
distribuée à Paris
|
TH
°ƒ
|
TA
°ƒ
|
TAC
°ƒ
|
SiO2
mg/l
|
PO4totaux
mg/l
|
Fer
total
mg/l
|
pH
à
20°C
|
|
Eau de ville
|
25
|
0
|
20
|
8
|
0
|
0
|
7
|
|
Réseau
|
< 0,5
|
5
à 15
|
20
+ TA
|
75
à 150
|
5
à 30
|
< 0,1
|
9,5
à 10
|
C) Circuit
Eau glacée :
Incidents rencontrés :
·
Corrosion
lente des tubes réalisés en acier avec formation de boues
d'oxyde de fer se déposant en points bas ou en tout lieu
où la circulation de l'eau est ralentie.
Remèdes :
·
Contre
les phénomènes de corrosion : (
voie classique )
Mise en
œuvre d'un réducteur d'oxygène à base de
sulfites.
( Elimination de l'oxygène
dissous naturellement dans l'eau, moteur des réactions de
corrosion ).
Mise en
œuvre d'un réactif alcalinisant de façon à
faire augmenter la valeur du pH.
( 9,5 – 10 : zone de
passivation naturelle du fer )
Mise en
œuvre d'un phosphatant, jouant le rôle de passivant des
surfaces métalliques, de dispersant vis à vis des
différents sels de calcium, de tampon pH.
Mise en
œuvre d'un dispersant des boues d'oxydes de fer.
( nettoyage lent du circuit de chauffage ou
désembouage )
Mise en
œuvre d'un réactif inhibiteur de corrosion avec effet
filmant.
( Les silicates agissent pour la
protection des tubes réalisés en acier noir, comme pour
la protection des tubes réalisés en acier
galvanisé ).
Mise en
œuvre d'un réactif inhibiteur de corrosion
spécifique au cuivre.
Toutes ces actions sont obtenues par la mise en
œuvre d'un ou de plusieurs produits de traitement d'eau
regroupant tous ces effets désirés.
Valeurs
d'analyses idéales :
A partir d'une eau de ville telle celle
distribuée à Paris
|
TH
°ƒ
|
TA
°ƒ
|
TAC
°ƒ
|
SiO2
mg/l
|
PO4totaux
mg/l
|
Fer
total
mg/l
|
pH
à
20°C
|
|
Eau de ville
|
25
|
0
|
20
|
8
|
0
|
0
|
7
|
|
Réseau
|
25
|
5
à 15
|
20
+ TA
|
75
à 150
|
5
à 30
|
< 0,1
|
9,5
à 10
|
D) Tour de refroidissement :
Incidents rencontrés :
·
Entartrage
du packing de la tour ou de l'échangeur.
·
Corrosion
des tubes réalisés en acier ou de la paroi interne de la
tour du à une aération permanente de l'eau dans la tour.
·
Prolifération
d'algue ou de bactéries.
Remèdes :
·
Contre
le dépôt de carbonate de calcium :
Maîtrise du taux de concentration de l'eau circulant
dans la tour.
A partir de cette
maîtrise, toutes les possibilités de qualité
d'appoint d'eau seront susceptibles de convenir, puisqu'elles
détermineront le taux de concentration maximum à ne pas
dépasser.
Injection d'un
réactif dispersant du carbonate de calcium, de façon
à élever le taux de concentration maximum admissible.
La maîtrise
du taux de concentration ne peut être réalisée
qu'avec la mise en place d'un coffret de déconcentration
automatique
·
Contre
les phénomènes de corrosion : (
voie classique )
Mise en
œuvre d'un réactif inhibiteur de corrosion.
·
Contre
la prolifération bactérienne ou d'algues :
Problème
Légionnelles
Mise en œuvre de réactifs algicides ou
bactéricides, en traitement choc hebdomadaire pour éviter
toute accoutumance.
Valeurs d'analyses idéales :
A partir d'une eau de ville telle celle
distribuée à Paris, adoucie à 7 °f, avec une
injection de dispersant à base de phosphonates, et un taux de
concentration admissible de 3.
|
|
TH
°ƒ
|
TA
°ƒ
|
TAC
°ƒ
|
Cl-
mg/l
|
Phposphonates
mg/l
|
Fer
total
Mg/l
|
pH
à
20°C
|
|
Eau de ville
|
25
|
0
|
20
|
8
|
0
|
|
|
|
Eau adoucie
|
7
|
0
|
20
|
8
|
0
|
0
|
7
|
|
Réseau
|
21
|
1
à 2
|
60
|
24
|
5
à 30
|
< 0,1
|
8,4
à 8,6
|
A partir d'une eau de ville telle celle distribuée à
Paris, non adoucie, avec une injection de dispersant à base de
phosphonates, et un taux de concentration admissible de 2.
|
|
TH
°ƒ
|
TA
°ƒ
|
TAC
°ƒ
|
Cl-
mg/l
|
Phosphonates
mg/l
|
Fer
total
mg/l
|
pH
à
20°C
|
|
Eau de ville
|
25
|
0
|
20
|
8
|
0
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Réseau
|
50
|
1
à 2
|
42
|
16
|
5
à 30
|
< 0,1
|
8,4
à 8,6
|
Remarque : Le
choix de la qualité d'eau alimentant les très gros
systèmes de refroidissement est avant tout un choix
économique où coût du m3 d'eau, des
systèmes de pré traitement, quantités de
réactifs utilisés entrent en ligne de compte.
Principe de fonctionnement
1 )
Généralités :
Le système
aéroréfrigérant est composé d’une
tour « ouverte ».
Un système de conditionnement,
injection d’un réactif dispersant et inhibiteur de
corrosion, sera prévu sur l’alimentation du circuit, il
sera composé d’une pompe doseuse et d’un compteur
émetteur d’impulsions.
Un système de déconcentration
automatique ainsi qu’un dispostif algicide bactéricide
efficace contre Légionella sera prévu pour la tour de
refroidissement.
Le taux de concentration admissible sera de
2 sur le circuit aéroréfrigérant, si l’eau
d’appoint n’est pas préalablement adoucie.
2 ) Matériel &
réactif utilisé:
Traitement inhibiteur de corrosion et dispersant :
Ensemble de dosage
Exor 3 l/h 20
comprenant : - Pompe Exor 3 l/h
- Compteur émetteur d'impulsions DN 20
Bac de réserve 80 l à fond
hémisphérique
Réactif Silatour,
bidon de 20 kg, le kg
Dosage : 60 g/m3 d’appoint
d’eau.
Déconcentration automatique :
Le coffret reprendra les impulsions du
compteur émetteur en place sur la canalisation d’appoint
d’eau de la tour, les totalisera jusqu’au point de
consigne, et déclenchera l’ouverture temporisée de
l’électrovanne. Une horloge hebdomadaire
intégrée vous permettra d’asservir la mise en
œuvre du traitement bactéricide.
Coffret Salina 2
NB : Il est nécessaire pour vous de prévoir
une électrovanne Æ 1/2"
ou 1’’ ( suivant
positionnement choisi et contre pression ), 2 voies, 220 volt mono,
normalement fermée.
Détermination du temps
d’ouverture de l’électrovanne :
Taux de
concentration souhaité : 2
La quantité
d’eau mise à l’égout est
déterminée suivant :
P = E / C – 1
où E = Evaporation
P = Purge
C = Taux
de concentration
Exemple : 50 litres
d’évaporation
P = 50 / ( 2 – 1 ) = 50 litres
Il conviendra
alors de fixer le cycle d’ouverture de
l’électrovanne chaque 100 litres, soit si 1 impulsion
reçue du compteur émetteur d’impulsions chaque 5
litres, 20 impulsions recues du CEI en place sur l’appoint
d’eau de la tour ; et de régler le temps
d’ouverture de l’électrovanne pour laisser passer 50
litres d’eau vers l’égout. ( Mesure du débit
au seau gradué et au chronomètre ).
Le point de
consigne des impulsions reçues se règle à
l’aide de 2 pottards électroniques gradués de 0
à 9, ( Dizaine – unité ).
Le temps
d’ouverture de l’électrovanne se règle
à l’aide de 2 pottards électroniques gradués
de 0 à 9, ( Dizaine – unité ).
Traitement
légionnelles : Traitement
choc conseillé ( 2 injections/sem )
Pas de phénomènes d’accoutumance
possible
Introduction
automatique du réactif chaque semaine directement dans le bassin
de la tour à raison de 150 g/m3 en contenance,
à l’aide d’un ensemble de dosage asservi par
l’horloge hebdomadaire du coffret Salina 2. (fonctionnement
prévu : 2 à 5 minutes par semaine, suivant volume
d’eau du circuit ).
Réactif
Kemabio 97 AUS 092, 1ère charge,
bidon de 25 kg
Pompe
doseuse Exor 3 l/h
Bac de réserve 80 l à
fond hémisphérique